Le phénomène des « phablettes »

iPad mini, iPhone toujours plus fin, téléphones de plus en plus petits… Cette période où tout semblait rapetisser est bien loin. Le « smartphone » de demain est celui qui, au contraire, est de plus en plus grand. L’exemple du tout nouveau S6 Galaxy Edge en est une preuve vivante. Et ce téléphone de demain existe déjà et porte le nom de « phablette ».

Plus petite qu’une tablette mais plus grande qu’un smartphone, voici la « phablette ». Un nom bien étrange qui définit un appareil supérieur à 5 pouces permettant de téléphoner tout en ayant les avantages de la tablette. Lire facilement un livre, jouer à un jeu demandant de la précision, regarder un film… Autant de possibilités rendues appréciables par l’usage de la phablette.

Joshua Flood, analyste chez ABI Research décrit ce phénomène : « Les utilisateurs consomment de plus en plus de contenus sur leurs téléphones, ils surfent sur le Web, réalisent des appels vidéo et passent de plus en plus de temps à jouer. Pour tous ces usages, un grand écran est préférable. »

On peut donc parler d’un gros smartphone. Et c’est la phablette « Dell Streak » qui est la première à se faire connaître en 2010. A l’heure actuelle, le Galaxy Note 4 est très connue ainsi que l’iPhone 6 Plus avec ses 5,5 pouces et le tout dernier S6 Galaxy Edge, présenté au Mobile World Congress de Barcelone. Tout trois entrent directement dans cette catégorie.

A noter que Juniper Research estime à 20 millions le nombre de phablettes vendues en 2013. Un chiffre qui pourrait gonfler et atteindre les 120 millions d’ici 2018.

En Asie, les phablettes font un malheur depuis plus de deux ans. En France elles représenteraient 2,5% des ventes de smartphones en 2012 chez Orange. Si les phablettes connaissent un tel succès, c’est d’une part dû aux attentes des utilisateurs qui espèrent des écrans de plus en plus grands, de plus en plus qualitatifs pour les usages multimédias, mais surtout grâce à des arguments marketing imbattables. L’iPhone 6 et 6 Plus en sont des exemples incontournables…

Des frontières toujours plus fines

Mais ce marché des « phablettes » ne va-t-il pas nuire à celui des mini-tablettes ? Celles-ci ont en effet un écran de 7 pouces, très similaire à celui des phablettes. Cependant, les usages ne sont pas les mêmes. Les tablettes sont très souvent utilisées chez soi, de manière horizontale, et sont moins nomades qu’il n’y paraît. Ce n’est ici pas le cas des phablettes.

Les frontières entre ces différents appareils semblent tout de même se réduire. Avec des formats et des capacités techniques identiques, seule la téléphonie les différencie encore. D’après une récente étude de l’institut IDC (International Data Corporation), les ventes de phablettes sont en pleine explosion alors que les ventes de tablettes, elles, ralentissent.

Le phénomène des "phablettes"

Posted by Sophie Wiessler

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