Qu’est ce qu’un MoJo ?

Lorsque l’on parle de journalisme mobile, le terme « MoJo » revient fréquemment. L’expression « MoJo » est une contraction des deux mots anglais « mobile » et « journalist ». C’est donc un journaliste mobile, multimédia, qui fait tout par lui-même. Il manipule tous les outils possibles pour faire des reportages pour le web. Un vrai petit génie en somme.

Philippe Couve, dans son émission de novembre 2007, « Atelier des médias » sur RFI, résume assez bien la profession de journaliste « MoJo » : « un journaliste qui expérimente et qui sait manipuler tous les outils pour produire des reportages pour tous les médias. » Ce type de journaliste travaille dans sa voiture. Il produit du contenu qu’il publie directement sur le site du média pour lequel il travaille. A l’image de Damien Van Achter, à bord de sa Da-Van-Ac mobile que je vous invite à découvrir dans cet autre article.

Être journaliste « MoJo », c’est être responsable à 100% de son travail. Pas d’équipe, pas de secrétaire de rédaction pour relire, non, il est seul et doit tout faire seul. Proposer des angles différents de ceux que l’on trouve dans les journaux traditionnels devient alors vital.

L’idée du travail d’un « MoJo » ? Rendre compte de la meilleure façon possible de ce qu’il voit. Il faut que ce journaliste fasse appel aux sens de l’internaute. Et c’est là que la pluralité des outils prends tout son sens. Un journaliste mobile doit savoir utiliser une caméra, un appareil photo, un microphone… Il se doit d’être multimédia pour choisir la meilleure façon possible de retranscrire son idée dans un reportage.

Privilégier un son plutôt qu’un texte de 3000 signes. Ne pas trop en faire, préparer son sujet en amont pour ne pas être débordé. Choisir le support idéal pour faire passer au mieux une information.

Le « MoJo » possède une liberté que les journalistes traditionnels n’ont pas. Ils peuvent jongler d’un support à un autre selon leurs envies. Mais ils sont seuls et peuvent manquer de temps pour faire les choses correctement.

Actuellement, un « MoJo » est aussi un journaliste sachant utiliser les supports mobiles tels que la tablette ou les smartphones. Et Nicolas Becquet nous en offre un avant-goût grâce à son kit « iReporter ». Une tablette, une minette, un micro et un petit pied et le tour est joué. Une façon plus rapide de donner de l’information et de produire des contenus. Des contenus satisfaisants qui plus est : les étudiants du master Journalisme et Médias Numériques de Metz – dont je fais partie -, l’ont testé durant deux jours pour un résultat convenable.

Posted by Sophie Wiessler

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